Touche-coule
Et puis soudain, elle,
évidence parcourue d’un trait
les collines tombent sous le charme
les paysages s’adoucissent
doux vacarme

Il envisage le meilleur
de hautes fenêtres
une vue par dessus
la pluie qui tombe au loin
et le vent quand il n’y a pas de soleil

Le brouhaha s’essouffle
le bourdon s’éteint
mort au superflu
légèreté ambitieuse
cris et rires souvent

Les trottoires sont droits
parfois en pente
au bon rythme sans s’essouffler
grimper pas à pas
marche par marche

Le soleil à travers
des vitres sales
est toujours plus dense
que sous mes lunettes noires
sur mes paupières closes

Et puis soudain, elle,

évidence parcourue d’un trait

les collines tombent sous le charme

les paysages s’adoucissent

doux vacarme

Il envisage le meilleur

de hautes fenêtres

une vue par dessus

la pluie qui tombe au loin

et le vent quand il n’y a pas de soleil

Le brouhaha s’essouffle

le bourdon s’éteint

mort au superflu

légèreté ambitieuse

cris et rires souvent

Les trottoires sont droits

parfois en pente

au bon rythme sans s’essouffler

grimper pas à pas

marche par marche

Le soleil à travers

des vitres sales

est toujours plus dense

que sous mes lunettes noires

sur mes paupières closes

Pendant la pluie.

Pendant la pluie.

Soudain et simplement
parce que là
penché sur ces vies
la tienne résonne plus fort
bouscule aux portes fermées
mange des bouchées de force
N’abandonne Jamais
Parce que maintenant
au creux des bras
sous la peau
intimement et patiemment
l’envie craque des allumettes de cris
N’abandonne Jamais
Aussi loin
et si près
au fond du vide
remplis de force
debout
sans peur
au bout de doigts
N’abandonne Jamais
Qu’importe l’abandon
si l’errance est la nôtre
au fond de ces heures
grandies au creux des autres
N’abandonnons Jamais.

Soudain et simplement

parce que là

penché sur ces vies

la tienne résonne plus fort

bouscule aux portes fermées

mange des bouchées de force

N’abandonne Jamais

Parce que maintenant

au creux des bras

sous la peau

intimement et patiemment

l’envie craque des allumettes de cris

N’abandonne Jamais

Aussi loin

et si près

au fond du vide

remplis de force

debout

sans peur

au bout de doigts

N’abandonne Jamais

Qu’importe l’abandon

si l’errance est la nôtre

au fond de ces heures

grandies au creux des autres

N’abandonnons Jamais.

No fear. 
Marche, où. 
Tu veux. 

No fear. 

Marche, où. 

Tu veux. 

Prémonition
Je me réveille d’un silence cru.
J’envoie rêver tout un lot d’invendus
J’innonde mon double d’idées simples
Eprouvé par des jours patients
J’endosse l’impatience comme guérison.

Le miroir du tout et du contraire
Inavouable bruit permanent
Rires syncopés adolescents
Perdre au fin fond du vent
Clamer ces heures fluorescentes.

Redressé après des heures sans but
Je marche vers
J’enrage des détours.
Ne comprend plus le sens de lecture.
Ma vie comme synonyme.

Prémonition

Je me réveille d’un silence cru.

J’envoie rêver tout un lot d’invendus

J’innonde mon double d’idées simples

Eprouvé par des jours patients

J’endosse l’impatience comme guérison.

Le miroir du tout et du contraire

Inavouable bruit permanent

Rires syncopés adolescents

Perdre au fin fond du vent

Clamer ces heures fluorescentes.

Redressé après des heures sans but

Je marche vers

J’enrage des détours.

Ne comprend plus le sens de lecture.

Ma vie comme synonyme.